lundi 18 avril 2016

Histoires de cocottes

Cette semaine, j'ai fait 3 sorties avec des groupes de première année. Nous avons surtout parlé de conifères qui sont situés devant l'immeuble Arc-en-ciel.

La plupart des conifères gardent leurs feuilles vertes toute l'année, même l'hiver. Tous les arbres produisent des graines; celles des conifères se développent dans des cones, ou COCOTTES.

Nous avons observé les cocottes du thuya, communément appelé "cèdre". Elles sont toutes petites.





Nous avons observé les cocottes de l'épinette de Norvège. Elles sont grosses. Il y en avait beaucoup au bout des branches en haut de l'arbre. Il y en avait aussi beaucoup qui étaient tombées sur le sol.





Nous avons vu des cocottes fermées et des cocottes ouvertes. Les cocottes s'ouvrent lorsque les graines sont mûres. Les graines sont nichées au creux des écailles. Elles sont toute petites et sont munies d'une aile qui permet à la graine de s'envoler au vent. Chaque cocotte contient beaucoup de graines.





Chaque graine peut germer, pousser et se transformer en arbre. Toutefois, beaucoup de graines se font manger par les animaux avant de pouvoir germer...


Lors de nos visites, nous n'avons pas vu d'animaux, mais nous en avons entendu beaucoup. J'ai fait un enregistrement des oiseaux que nous entendions sous le thuya (ou "cèdre"). https://youtu.be/T-EOx8aW2os

J'ai aussi fait, en fin de semaine, un court enregistrement dans lequel on peu ENTENDRE les cocottes du pin sylvestre en train de s'ouvrir. Écoutez bien, ça fait "POP POP" comme du pop corn: https://www.youtube.com/watch?v=0rJcycbF2vQ. Ce phénomène se produit lors des journées chaudes du printemps.

En terminant, je répond à une question que m'ont posée plusieurs élèves: "EST-CE QU'ON PEUT RAMASSER DES COCOTTES?" La réponse est: OUI. On peut ramasser les cocottes qui sont sur le sol. On doit toutefois se souvenir qu'il ne faut JAMAIS arracher quoi que ce soit qui est attaché à l'arbre (ni les cocottes, ni l'écorce, ni les feuilles, ni les branches). Je vous remercie pour les belles visites et je vous souhaite un bon printemps!

Caroline Piché, parent bénévole



dimanche 27 mars 2016

Bourgeons

À voir cette semaine dans la cour d'école: 5 sortes d'arbres qui commencent à bourgeonner. Je vous mets au défi de les trouver!

Saule pleureur

Orme

Érable rouge


Tilleul
Bouleau

Caroline Piché, parent bénévole

dimanche 20 mars 2016

Protéger les jeunes arbres


Un message important pour les élèves:

NE PAS jouer avec les grilles d'arbres
NE PAS détruire les grilles d'arbres


Demeurer à l'EXTÉRIEUR des fosses de plantation

Faire preuve de PATIENCE: dans environ 5 ans, nous pourrons retirer les grilles et jouer proche des arbres, car ils seront devenus plus grands et plus forts.


Merci pour votre collaboration!

Caroline Piché, parent bénévole

mardi 8 mars 2016

Le temps des sucres

C'est parti!

Les acériculteurs ont entaillé leurs érables et sont prêt à recueillir les premières gouttes de sève. La coulée se produit lorsque les températures nocturnes sont sous le point de congélation et que la température atteint 5°C durant le jour. La réduction d'environ 40 litres de sève produira 1 litre de sirop.

Une école primaire de notre région, l'école du Grand-Boisé de Chelsea, a une érablière et produit du sirop.

Et dans notre cour d'école?

Nous avons 5 érables à sucre. Les plus jeunes ont 7 ans et sont encore trop petits pour pouvoir être entaillés. Le plus vieux a 18 ans. Peut-être pourrions-nous l'entailler bientôt?

Le plus gros érable à sucre de l'école a été planté il y a 18 ans. 

Caroline Piché, parent bénévole

samedi 5 mars 2016

Remplacer nos frênes

Le plus grand défi des gestionnaires de parcs d'arbres de notre région est à coup sûr le remplacement des frênes. Ces arbres se font présentement décimer par l'agrile du frêne, un insecte envahissant provenant d'Asie. Certains experts croient que l'infestation durera une dizaine d'année et laissera quelques survivants. D'autres prévoient que tous les frênes de la région disparaîtront à moyen terme.

Peu importe le scénario, la situation est très préoccupante pour notre parc d'arbre, constitué en majeure partie de frênes (total de 13 arbres sur 58, soit 22%).

Composition actuelle de l'arboretum:


frênes 13
érables 11
tilleuls 9
ormes et micocouliers 7
pins 4
féviers 3
chênes 2
saules 2
thuyas 2
chicot 1
bouleau 1
catalpa 1
tulipier 1
épinette 1
TOTAL 58



Que faisons-nous?

L'école a adopté en 2013 une stratégie de remplacement progressif des frênes.

Premièrement, nous avons choisi 7 frênes parmi les plus gros et les faisons traiter au TreeAzin. Ce pesticide biologique est coûteux et doit être injecté à chaque 2 ans. Il semble avoir du succès puisque les 7 frênes traités semblent sains, contrairement aux 6 frênes que nous n'avons pas fait traiter et qui commencent à mourir. Ce traitement est vu comme une solution temporaire, qui nous permet d'étaler nos pertes dans le temps.

Injection de TreeAzin dans un frêne


Deuxièmement, nous plantons autant que possible des arbres à côté des frênes. Il s'agit de remplacement préventif.

Remplacement préventif: quand les 2 frênes mourront, il restera 3 érables.

Troisièmement, nous souhaitons remplacer les arbres morts au fur et à mesure qu'ils seront abattus par la commission scolaire. Cette phase n'a pas encore commencé puisque nos frênes dépérissants n'ont pas encore été abattus.




Quels sortes d'arbres devons nous planter?

Le frêne est un arbre avec beaucoup de qualités. Il n'est pas facile de lui trouver des remplaçants.

Une chose est sûre: l'expérience nous démontre qu'il vaut mieux planter une variété d'espèces différentes afin de limiter la propagation de maladies. Il est sage d'éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier…

On considère en général qu'un parc d'arbres ne devrait pas contenir plus de 10% d'une même espèce.



Lorsque l'on considère la liste actuelle de nos arbres, on réalise que les érables et les tilleuls y sont très bien représentés. Il serait bien avisé, dans nos plantations futures, de choisir d'autres sortes d'arbres. De bons choix d'arbres très différents et résistants, qui ont fait leurs preuves dans notre cour d'école, seraient:

  • le févier
  • le chicot
  • le catalpa

Il existe beaucoup d'autres sortes d'arbres qui représentent des choix plus audacieux, que l'on voit rarement dans des cours d'écoles, mais qui pourraient être mis à l'essai dans certains emplacements. Je pense à plusieurs conifères, aux peupliers, au platane occidental, au fabuleux ginkgo et à bien d'autres encore.

Si vous avez des idées ou des coups de coeurs, n'hésitez pas à m'en faire part et je les ajouterai à notre "liste de souhaits".

En conclusion: restons zen!

La perte d'arbres et leur remplacement représente un défi, mais pas une catastrophe.

Nous avons été conscientisés à la problématique de l'agrile du frêne il y a environ 6 ans. Depuis, notre arboretum a beaucoup évolué. 15 nouveaux arbres ont été plantés et la biodiversité a été augmentée.

Il faut continuer nos efforts de plantation et d'entretien…et profiter du spectacle que nous offre notre jeune arboretum en pleine évolution!

Caroline Piché, parent bénévole

jeudi 4 février 2016

L'arboretum en hiver

Des arbres d'une grande beauté poussent dans notre cour d'école. On peut les admirer en toute saison…même l'hiver!

Tilleul d'Amérique




Frêne




Tilleul à petites feuilles




Saule pleureur dans le verglas



 Caroline Piché, parent bénévole 



mardi 5 janvier 2016

Bilan 2015

L'année 2015 vient de s'achever. Voici un bilan de l'année dans l'arboretum:

De jeunes arbres qui vont bien

Les 6 arbres plantés à la fin 2014 ont survécu à leur première année d'enracinement! Vous pouvez voir des photos en cliquant sur leur nom:

Érable rouge (#63)
Érable rouge (#64)
Tulipier de Virginie (#65)
Pin noir d'Autriche (#66)
Chêne rouge (#67)
Lilas japonais (#68)

Les feuilles exotiques de notre jeune tulipier de Virginie.



L'agrile du frêne a frappé

L'agrile du frêne, un petit insecte originaire d'Asie, fait présentement des ravages en Outaouais. Nous avons 4 jeunes frênes, jamais traités au Tree-Azin, qui montrent des signes de dépérissement avancés et qui devront être abattus cet hiver:

Frêne #15
Frêne #16
Frêne #36
Frêne #43
Jeune frêne bouffé tout cru par les larves de l'agrile du frêne.

Des décisions difficiles


Nous avons 8 gros frênes qui bénéficient d'un plan de traitement contre l'agrile du frêne. Ce traitement se base sur l'injection, 1 année sur 2, d'un pesticide biologique, le TreeAzin. Ce traitement coûte cher, mais permet d'étaler les coûts d'abattage et surtout de se donner du temps pour faire le remplacement progressif de ces arbres.

En 2015, nous avons fait traiter 3 gros frênes sains:
Frêne #26
Frêne #45
Frêne #52



Nous avons pris la décision de retirer l'un des arbres de ce plan de traitement, parce qu'il avait subi des cassures et parce qu'il est entourés de jeunes arbres qui assureront un bonne relève. Cet arbre va probablement mourir d'ici quelques années (Frêne#27).

Une décision devra être prise dans les prochains mois concernant le traitement de 4 gros frênes dont la prochaine injection est prévue pour juillet 2016.

Ah qu'il fait bon se reposer à l'ombre des grands frênes

Un grand pin foudroyé

Notre plus grand pin sylvestre (Pin sylvestre #39) a été foudroyé à l'été 2015 d'une mystérieuse maladie. Il s'agit probablement d'une maladie fongique causée par un champignon microscopique. Il est mort et devrait être abattu cet hiver afin de limiter le risque que la maladie se propage aux autres pins:



Notre beau pin sylvestre est mort à l'été 2015



Une année de croissance exceptionnelle


L'été 2015 a aussi amené de belles surprises. Le temps chaud et les pluies régulières ont assuré aux arbres une formidable année de croissance. Certains arbres ont même fait une double poussé foliaire, autrement dit ils ont fait une première poussée, puis au début du mois d'août se sont dits: "il fait beau, il fait chaud, pourquoi pas faire éclore nos bourgeons printaniers maintenant?" Et c'est ce qu'ils on fait:


Un févier inerme qui fait une deuxième poussée de feuilles en août 2015.
Les nouvelles feuilles, de couleur jaune, sont facilement visibles. 
Le chêne bicolore qui fait une 2ème poussée foliaire en août 2015.
Les nouvelles feuilles sont plus pâles que les autres.

En résumé, les conditions chaudes et humides ont favorisé la croissance des arbres, mais ont aussi été propices aux infestations d'insectes et aux maladies chez certaines espèces. Il est à prévoir que ces conditions, garantes d'opportunités, mais aussi de pertes, se présenteront de plus en plus souvent lors des années à venir.

Caroline Piché, parent bénévole, "Tree Keeper"